C'est la journée de repos à Dakhla pour la TransAfricaine Classic, au sud du Maroc, une journée baignée de soleil mais où le vent a fait son apparition pour rafraîchir les techniciens qui bossent sur les machines avec une attention toute particulière afin de consommer la deuxième et dernière semaine de course, sans problème.
Le bivouac planté en bordure de mer à la sortie de la Ville est posé sur du sable fin, le barnum de Patrick Zaniroli est imposant et attire des curieux locaux friands de tout ce qui bouge dans la contrée. En matière de bougeotte, sur l'eau, les sports nautiques battent leur plein : surf, planche à voile et autre kite-surf (sport à la mode) font un superbe décor à l'épreuve automobile.
Sur le site : village de toile, camions, autos… en jette, sans oublier la structure gonflage de JDB le traiteur du rallye où il fait bon pour discuter.
Claude Marreau circule dans le bivouac, discute avec tout le monde car il s'intéresse à tout. Son fils Grégory le suit comme son ombre alors que leur Mitsubishi Pajero fait l'objet d'une révision d'usage par l'équipe technique de Rev'Co après une semaine de compétition.
On s'affère partout, dans tous les teams et le passage devant le tableau d'affichage ne désemplit pas.
On vient jeter un œil sur son classement mais aussi sur le résultat de l'étape de samedi qui a encore fait des dégâts en matière de points et qui prive le rallye de son unique « quadeur », Dominique Richaume, blessé suite à une grosse chute à quelques encablures de l'arrivée. Avec une clavicule fracturée et des côtes cassées, il était évacué dans un premier temps sur le bivouac de Dakhla en hélicoptère afin que les médecins de Fidélia fassent un premier examen puis, sur l'hôpital local. De Dakhla il sera rapatrié sur la France dans les prochaines heures.
Le dernier salon où l'on cause…
C'est bien évidemment sous la tente JDB de restauration que beaucoup de choses se racontent. On fait le bilan de la première semaine et extrapole sur la dernière ! Une canette à la main, toutes les discussions sont savoureuses et passionnées…
Pendant ce temps, l'Océan monte et descend au rythme de ses marées. La plage s'est garnie de tentes Quechua multicolores à défaut de baigneurs quelque peu refroidis par le vent !
Le spectacle est unique, grandiose, naturel… un vrai bonheur qui perdure durant cette journée de repos que tous les concurrents apprécient à leur juste valeur.
Marie-France ESTENAVE
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