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Ludovic Boinnard.
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Si la journée entre Baharija et Sitra fut belle, elle ne le fut pas pour tous les concurrents. Alors que la température extérieure avoisinait plus de 35°C, la petite bise qui soufflait était d'un grand réconfort en particulier au bivouac… Il faut dire aussi que tout le monde s'habitue progressivement à la lourdeur du ciel.
Mais, celle-ci fait bien évidemment du dégât dans les rangs, certains sont victimes de déshydratation, d'autres baissent les bras soulignant naturellement un manque de condition physique car, le rallye-raid dans ces conditions sollicite beaucoup de soi-même.
Au terme de la troisième étape, Marcel Buruza, dixième du secteur chronométré écopait de dix minutes de pénalité pour ne pas être rentré dans la zone départ hier matin ! Une omission qu'il a expliqué au collège des commissaires mais qui se veut inexcusable.
Ludo Boinnard du Team Vectra a vécu pour sa part une belle journée. Il pestait toutefois contre son ami David Casteu qui tire tout droit dans les dunes sans les contourner comme les autres. Le Niçois l'explique d'une façon simple, il parfait son entraînement dans les ces montagnes de sable en prévision du prochain Dakar.
La féminine Annie Seel, seizième se démarque en leader des Quad. C'est un peu l'hécatombe dans cette catégorie, la veille, Camélia Liparotti a vécu une belle frayeur, il se cassait le poignet après quatre kilomètres de course :
« Je n'avais plus de frein à l'avant de ma moto. J'ai fait demi-tour pour me rendre doucement et prudemment à l'assistance sans liquide de frein. Au sommet d'une dune cassée, avec uniquement le frein arrière, j'ai sauté de l'engin et mon poignet s'est retourné… »
Malade, Pryzgonski a fait du mieux qu'il le pouvait pour tenir sur sa moto mais le moteur en décida autrement. Avec le malchanceux Marcel Miti, ils ont décidé ce matin, de continuer le rallye.
Marie-France ESTENAVE
© CAPSIS International