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Frédéric Alard.
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Plus tout à fait un quad et pas tout à fait un buggy, le SSV débarque sur l'AMV Shamrock-Rallye du Maroc. Plutôt florissant aux Etats-Unis, le marché du SSV gagne peu à peu du terrain en Europe. D'abord destiné à des tâches laborieuses, il est devenu un engin pour loisir sportif et ludique. Peut-être plus « facile » à conduire qu'un quad, le SSV se rapproche par sa silhouette d'un gros kart, atypique, capable d'avaler les obstacles du tout-terrain.
La plupart des modèles comporte deux places côte à côte (side by side), donc un pilote et un co-pilote comme dans une voiture. Mais il existe aussi des versions monoplaces, dont le comportement se révèle plus vif compte tenu du positionnement central du pilote et de la meilleure répartition des masses.
Plusieurs SSV s'aligneront au départ de l'épreuve marocaine, dont le duo Samuel Lecomte-Fabrice Paturel qui semble plus qu'enthousiaste à l'idée de se lancer dans le grand bain au volant de son Polaris. Samuel Lecomte se montre très décontracté et optimiste :
« Nous souhaitions débuter en rallye raid, mais les budgets nécessaires ne nous permettaient pas de réaliser notre rêve au volant d'un buggy SMG. Notre première motivation pour s'élancer au volant d'un SSV, plutôt qu'une voiture, fut donc le budget. Et puis il y a un petit côté « pionnier » bien sympathique à tenter quelque chose avec un engin atypique. Je pratique le SSV pour mes loisirs, donc pourquoi pas essayer en course.
Ce sera notre toute première expérience en rallye raid et nous sommes très motivés ! Philippe Gache, très gentiment, nous permettra de profiter de sa structure. Nous aurons notre propre mécanicien, mais pour la partie intendance nous profiterons des camions SMG et AMV. Avec nos petits moyens, nous serons dans une super infrastructure. C'est génial ! Maintenant, à nous de jouer ! »
Pour Frédéric Alard, engagé sur un Dazon monoplace, les motivations sont différentes. En effet, pour cet ancien motard, victime de nombreuses blessures, la station debout se trouve limitée. C'est donc assez naturellement qu'il s'est tourné vers le SSV.
« Après avoir mis un terme à la pratique de la moto pour des raisons physiques, il m'a bien fallu envisager de passer sur quatre roues pour continuer à vivre ma passion. Le SSV monoplace était un bon compromis car au niveau sensations je retrouvais beaucoup de similitudes avec la moto et physiquement, l'engin est moins éprouvant. Même si le pilotage est très différent, je prends beaucoup de plaisir. J'ai décidé de prendre un véhicule monoplace car un je suis un solitaire dans l'âme. Et au moins, si je commets une erreur, je ne m'en prends qu'à moi-même !