Alors que le Central Europe Rally 2008 fait son retour en Hongrie pour ce quatrième jour de la compétition, Stéphane Peterhansel et son copilote Jean-Paul Cottret ont maintenu leur avance au classement général ; l'équipage français précède ce soir le Sud-africain De Villiers de 1 m 44 sec. Le terrain au nord du Lac Balaton n'a pas été synonyme de facilité pour les trois Mitsubishi Pajero Evolution MPR13, Luc Alphand/Gilles Picard et Nani Roma/Lucas Cruz ont de ce fait reculé respectivement aux sixième et septième places.
Le temps humide et le ciel couvert ont continué à marquer de leur empreinte cette épreuve nouvellement créée des Dakar Series, alors que les concurrents s'alignaient au départ de la première des deux spéciales de la journée. Il s'agissait d'une répétition de la SS essentiellement sablonneuse et chaotique, qui avait marqué le début de la course dimanche dernier, caractérisée par des successions de longues lignes droites et de virages serrés. Et, comme lorsqu'ils avaient ouvert la route le premier jour, les trois pilotes Mitsubishi ont été moins à leur aise dans cette partie de la campagne hongroise que sur les pistes difficiles des montagnes de la région de Baia Mare en Roumanie.
L'après-midi a vu la caravane se diriger vers le sud ouest pour la deuxième SS qui se déroulait près du Lac Balaton.
Une fois encore, ce terrain militaire sur lequel les organisateurs avaient tracé un itinéraire compact, mais long et complexe, a représenté un challenge particulièrement éprouvant.
« La spéciale ce matin a donné à peu près le même scénario que dimanche », a commenté ce soir le leader, Stéphane Peterhansel.
« Je pense que nos concurrents ont pris l'avantage lorsque il s'agissait de sortir des nombreux virages serrés et il n'était pas aussi facile de se mettre dans le même rythme que lundi et mardi. L'étape de cet après-midi était bien moins amusante et peut-être assez imprévisible par moments. Par endroits nous rencontrions d'autres voitures sur des pistes parallèles et nous n'étions pas toujours surs d'être sur la bonne route… nous n'étions pas aidés non plus par le fort vent, qui en soufflant, avait effacé certains des signes qui étaient là pour nous indiquer la bonne direction.
Nous restons dans cette région près du Lac Balaton pour le reste de la semaine, et cela ne sera pas facile si les autres continuent de rattraper leur retard sur nous. Mais au moins, nous sommes devant ce qui signifie que nous ne devons pas faire toute la poursuite, et nous avons bien l'intention de défendre notre avantage ! »