Gentiment convié par les organisateurs à ne pas se rendre à Bahreïn à l'occasion du Grand Prix de F1, Max Mosley pouvait craindre de se retrouver
persona non grata auprès de nombreux organismes impliqués dans le Sport Automobile. Les révélations de la presse britannique sur sa vie privée n'ont été que modérément appréciées par certaines Fédérations et acteurs des différentes disciplines, et le Président de la FIA est d'ores et déjà « triquard » dans certains pays.
Ce n'est pas le cas en Jordanie, pays qui accueille la prochaine manche du Championnat du Monde des Rallyes, puisque Max Mosley a accepté l'invitation lancée par l'organisateur de l'épreuve. Il est vrai que c'est la première fois depuis plus de trente ans qu'un pays arabe accueille une manche du Mondial – depuis le Rallye du Maroc en 1976 – et qu'il est de bon ton dans ce cas d'inviter le Président de la FIA.
Il est vrai également que Mosley fut un fervent partisan de la candidature de la Jordanie, et que juste retour des choses, le Prince Feisal Al Hussein, président de la Fédération Jordanienne de Sport Automobile, se devait de l'inviter.
« Max a été un grand ami, un allié de la Jordanie, et nous a soutenu depuis l'annonce de notre candidature il y a trois ans. Nous sommes donc ravis qu'il partage cet événement historique avec nous », confiait le Prince Feisal Al Hussein.
Une invitation qui doit mettre du baume au cœur à un Max Mosley qui traverse à n'en pas douter une période difficile.
Bruno VALETTE
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